Nouvelle saison, nouvelles réalités

Nouvelle saison, nouvelles réalités





Comme chaque année, mais en pire, l’hiver nous a paru long, beaucoup trop long…

D’un jour à l’autre, les arbres bourgeonnent, les gazons jaunissent de l’or des pissenlits (merci de les laisser fleurir enfin, nous disent les abeilles ravies…), et déjà, à la fin avril, les arbres se couvrent de flocons blancs et certains êtres humains avec de jeunes enfants préparent déjà leur piscine.

Les saints de glace, à la pleine lune de mai, nous disent par les leçons de la sagesse agricole millénaire, de ne pas sortir les plants de culture plus exotiques, mais les jardiniers de la pandémie, souvent des néo-ruraux, vivent ainsi leurs premiers drames végétaux.

Qu’importe, comme nos ancêtres même de la génération précédente dans mon cas, qui ont survécu à plusieurs épidémies (diphtérie, grippe espagnole, polio, tuberculose) sans être vaccinés, la fille d’un homme des bois et d’une fermière, continue à bien se nourrir, à se soigner et à tenter de garder l’esprit clair et son système immunitaire alerte.

Le pire dans cette année de pandémie fut la réclusion forcée, l’impossibilité d’accueillir ou de visiter sa famille et amis proches, et beaucoup sont devenus asociaux voir paranoïaques, si ce n’est pire. L’affection, les câlins, les dialogues proches, émotions partagées dans l’instant, même vibratoirement, sont essentiels pour nourrir autant les cerveaux émotionnels qu’intellectuels.

Le manque de stimulis affecte autant le vocabulaire que la faculté d’empathie que l’intelligence émotionnelle. Même si on comprend l’idée de la distanciation sociale, la rançon en est terrible, imagée par les morts totalement solitaires de nos aînés pauvres, un cauchemar humanitaire dont il faut tirer des leçons. Mais trop rares sont les gens prêts à partager leur espace trop grand et trop vide, une fois les enfants partis, quitte à mourir de solitude et endetté à l’os.

Aussi, durant la pandémie, quel fut notre refuge le plus sûr, outre notre autel intérieur?

La nature évidemment, et les rares espaces accessibles, sauf si vous possédez votre propre forêt ? Il nous reste les parcs publics, municipaux, provinciaux et nationaux, bien sûr!

Ceux de notre région étant passablement surpeuplés surtout les week-ends de cette année, il faut vraiment faire pression sur nos élus pour qu’il augmentent la moyenne d’espace de protection des forêts publiques qui se situe à 5% dans tout le sud du Québec! Il y a de grands efforts à fournir, y compris de la part des propriétaires privés, pour qui le meilleur choix à faire est de laisser croître en paix de grandes futaies mixtes et les plantes médicinales indigènes rares qu’elles recèlent. Cela vaudra toujours mille fois mieux que de sacrifier ces merveilleux écosystèmes aux scies, pour des terres à maïs transgénique dédié aux cochons ou d’unités géantes de condos gris en rangée pour maximiser les profits.

Parole d’herboriste éclectique, il y a beaucoup de choses à changer pour garantir un avenir fleuri à nos petits-enfants!

NB En début juillet reçu comme un cadeau, le fait de déménager dans une mini-maison entourée de chênes et de fleurs avec un jardinet à moi, à Shefford que j’aime depuis 40 ans. Autre imprévu moins drôle : cubitus droit broyé par vieille fenêtre, donc abréger toutes les actions et même l’écriture pour un temps.

être plutôt que faire…encaisser comprendre, s’adapter et apprendre encore…


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